Novembre 2015

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Améliorer l’organisation des cabinets : soyons entrepreneurs !

Porté par Jean-Marc Eyssautier, rapporteur général de ce 70e Congrès de l’Ordre des experts-comptables, accompagné de Nicolas Orieux, le pôle « Améliorer l’organisation des cabinets » a proposé aux congressistes huit conférences. Objectif : développer l’efficience et la performance des cabinets grâce au numérique.

 

Face aux cybervoleurs, protégez vos données !

Ils étaient trois conférenciers, un expert-comptable et deux gendarmes, à aborder le sujet des cybervoleurs ! Sujet délicat surtout quand on nous rappelle que 78  % des failles de sécurité sont liées à l’utilisateur, à des absences de formation ou à des consignes approximatives. Bien sûr la technologie propose des solutions, comme la signature électronique, pour garantir l’intégrité et l’origine de ses écrits. Mais c’est au quotidien qu’il faut être vigilant sur les outils utilisés et leur sécurité permanente. Après plusieurs dizaines de minutes d’exposé, une petite démonstration a permis de faire le point sur les smartphones utilisés dans la salle et sur quelques failles identifiées, juste pour rappeler qu’il n’y a aucun lieu sûr et encore moins en public !

Angoissante ? Non, la conférence expose une réalité mais rappelle des règles simples et de bon sens parfaitement adaptées au quotidien des cabinets et des clients.

 

Ils sont nés avec le numérique : comment les manager ?

L’objet de cette conférence, animée par Laurent Beljean, avocat, Carine Le Ferrand, conseil en gestion sociale, et Jean-Marc Morel, expert-comptable, était d’envisager les incidences du numérique sur l’organisation du cabinet, au travers du prisme RH et managérial, sans oublier ses aspects juridiques. L’appétence de la génération Z, dite digital native, pour le numérique a en effet ouvert de nouvelles voies qui profitent à tous, en donnant notamment une plus grande liberté dans l’organisation du travail, une plus grande souplesse dans la gestion du temps, un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle ; mais attention aux dérapages de l’utilisation excessive du numérique ! Il est en effet fortement conseillé de réguler l’utilisation des technologies, par une charte informatique, et d’encadrer les nouvelles modalités de travail (télétravail, home office, co-working...) et l’utilisation d’équipements personnels dans le cadre professionnel (BRYOD, pour Bring your own device).

 

Comm’ digitale : boostez la vôtre !

De plus en plus attirés par les outils de communication web et les réseaux sociaux, les cabinets d’expertise-comptable sont pourtant peu à s’être lancés dans une démarche structurée de communication digitale.

Or, les avantages offerts aux cabinets par la comm’ digitale ne manquent pas : modernisation de l’image, développement de la notoriété, promotion de l’offre de missions, actions de fidélisation des clients, veille stratégique, différenciation concurrentielle, prescription de partenaires, qualification de prospects, nouvel axe de recrutement, etc.

Le potentiel de ces outils est donc bien réel et les résultats peuvent être au rendez-vous… à la condition de respecter quelques fondamentaux de mise en œuvre. Ces facteurs-clés de réussite ont été rappelés lors de la conférence « Comm’ digitale : boostez la vôtre ! » et sont détaillés dans le guide « Comm’ digitale et e-réputation » disponible sur Bibliordre.fr.

 
Obligation de conseil : faites-en la preuve par le numérique !

Défaut de conseil, manquement au devoir de conseil, non-respect de l’obligation de conseil... Peu importe comment on le nomme, c’est depuis de nombreuses années l’une des premières causes de sinistralité de la profession. Est-ce à dire que la profession ne remplit pas ses devoirs ? Pas nécessairement ! En effet, le conseil est inhérent à toutes les missions et la profession semble en être consciente dans la pratique. Le problème n’est donc pas tant dans le conseil donné et le suivi de sa mise en œuvre que dans la trace qui en est laissée. Eh oui, dans un droit latin, c’est l’écrit qui compte alors que les paroles s’envolent !

Le professionnel doit donc tout mettre en œuvre pour se constituer des éléments de preuve quant au respect de son devoir de conseil. Afin de respecter cette obligation, les conférenciers ont présenté ce devoir tant dans ses fondements que dans sa déclinaison et son périmètre.

« Respecter l’obligation c’est bien. La formaliser, c’est encore mieux ! Voire indispensable ! ». Voilà la phrase à retenir de cette conférence. Les animateurs ont fourni des solutions opérationnelles, simples à mettre en œuvre, pour constituer les éléments nécessaires pour prouver le respect de l’obligation. Ils ont ainsi rappelé la validité de toutes formes d’écrit, papier ou numérique (mail simple, mail recommandé, signature électronique, etc.) et indiqué la nature de l’écrit constitutif d’éléments de preuve  : lettre de mission, éléments du dossier de travail, compte rendu de fin de mission, attestation, courrier circonstancié, lettre de rupture, mise en demeure, lettre d‘informations, livret d‘accueil client…

 

GED : assurez votre projet !

A première vue, on pourrait penser que traiter de Gestion Electronique de Documents (GED) dans une conférence ne mobiliserait pas en 2015 ! Et pourtant, le 70e Congrès en a fait la démonstration contraire. Aux deux représentations, la salle était comble et les nombreuses questions précises ont permis de poursuivre les exposés avec des orateurs pleinement pratiquants au sein de leurs structures. Des exemples concrets et très pratiques sont venus illustrer les recommandations évoquées et le rétroplanning proposé pour la mise en place de son propre projet GED. Au-delà de sa réalité pratique en lien avec les applications métiers, la GED permet de projeter le cabinet dans une dimension numérique, sans papier. Les nouveaux logiciels combinent l’usage des technologies actuelles du web 2.0 et l’intégration des tablettes ou autres écrans tactiles en mobilité pour délivrer l’information à tous, partout, sous une forme pratique.

 

Digital Learning, apprenez autrement ! 

La conférence, animée par Gaëlle Broux Quemerais et Hervé Gbego, experts--comptables, a permis à plus de 450 congressistes d’appréhender les nouveaux formats permettant de développer leurs compétences et celles de leurs collaborateurs à l’ère du numérique. Dans une profession dont la réglementation impose le maintien des connaissances, le digital learning facilite considérablement l’accès à la formation continue, sans contrainte ni de temps ni de lieu. E-learning, video learning, classe virtuelle, serious game ou encore MOOC - pour Massive Open Online Course (cours en ligne ouverts et massifs) - impliquent la présence des technologies numériques, permettant de suivre la formation à distance, en présentiel ou sous une forme hybride, en temps réel ou en temps différé.

Ces formats répondent aux besoins des cabinets et dépassent même le simple cadre de la formation puisqu’ils sont également un moyen de recrutement, de développement commercial ou encore un canal de communication qui permet d’asseoir sa notoriété. Ainsi les MOOCs permettent d’établir un dialogue entre un cabinet et ses cibles, en partageant gratuitement des connaissances, pour se positionner comme détenteur et producteur de richesses sous forme de savoirs.

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JANVIER 2019

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