Février 2016

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DEC, session de novembre 2015 : 616 diplômés, un record !

Le jury du Diplôme d’Expertise Comptable (DEC) s’est réuni le jeudi 7 janvier 2016 à la Maison des examens (SIEC) à Arcueil afin de délibérer sur les résultats de la session de novembre 2015. L’examen des résultats appelle des observations propres à la session, des commentaires spécifiques pour chacune des trois épreuves et quelques informations d’ordre général. Sic publie de larges extraits du rapport du jury.

 

Remarques générales sur les résultats de la session

1 971 candidats étaient inscrits à la session de novembre 2015 parmi lesquels 841 étaient diplômables, soit un peu moins de 43 % des inscrits, constituant une proportion très stable d’une session sur l’autre. Sur ces 841 candidats, 616 ont obtenu le DEC, soit un taux de réussite de 73,25 % supérieur de trois points au taux de la précédente session. C’est le taux le plus élevé enregistré depuis la réforme du diplôme en 2010. Ce taux s’explique en grande partie par le fait que les deux épreuves écrites ont été particulièrement réussies. On observera que sur cette session, le quart des diplômés se sont présentés aux épreuves sans disposer préalablement de notes reportables.

Ces 616 diplômés de la session de novembre s’ajoutent aux 549 diplômés de la session de mai 2015, ce qui porte à 1 165 le nombre de diplômés pour l’année 2015.

 

Evolution du nombre de diplômés d’expertise comptable

En termes de résultats, cinq candidats obtiennent une moyenne générale supérieure à 15 sur 20. En rupture avec une constante observée depuis de nombreuses sessions, le taux de réussite des candidats à cette session est supérieur à celui des candidates. En termes d’âge, la palette reste large dans la mesure où les diplômés de cette session ont entre 26 et 62 ans.

Le taux de moyennes générales entre 13 et 14 est plus élevé que sur les sessions précédentes. Inversement, le taux est légèrement plus faible sur les moyennes situées entre 10 et 11. Les tranches intermédiaires entre 11 et 13 sont assez stables. En revanche, et c’est un élément plus préoccupant, 201 candidats ont été éliminés à cette session. Sur ces 201 candidats, 196 le sont en raison d’une note inférieure à 10 sur 20 (éliminatoire) au mémoire et, parmi eux, 54 candidats qui disposaient néanmoins du nombre de points requis pour être diplômés.

 

Remarques spécifiques à chacune des épreuves

 

Epreuve de déontologie et réglementation professionnelle

L’épreuve de déontologie se présentait sous la forme d’un questionnaire à choix multiple avec, pour chaque question, quatre propositions de réponses et une seule réponse exacte. Comme cela a déjà été observé dans le passé, ce type de sujet réussit particulièrement aux candidats. En effet, sur les 1 022 candidats qui ont composé, seuls neuf n’ont pas réussi à obtenir la moyenne. Les candidats doivent toutefois rester vigilants sur l’attitude à adopter face au résultat obtenu à cette épreuve. Dans une perspective de compensation avec l’épreuve de révision légale et contractuelle (lorsque la compensation est possible), il est parfois peu souhaitable de conserver une note de déontologie qui ne procure que peu ou pas de points d’avance.

 

L’épreuve de révision légale et contractuelle

Sur les 1 471 candidats inscrits, 1 356 ont effectivement composé. L’épreuve se présentait sous la forme de trois dossiers indépendants : un premier portait sur l’analyse critique d’un projet de lettre de mission, un deuxième était consacré aux comptes de campagne et enfin, un troisième et dernier dossier était consacré à des questions de fiscalité patrimoniale. L’épreuve a été particulièrement réussie par les candidats dans la mesure où 70,2 % ont obtenu la moyenne. La moyenne générale de l’épreuve se situe à 10,76/20, la plus élevée depuis 2010.

 

L’épreuve de soutenance

On compte 779 mémoires soutenus lors de cette session. Si dans le passé les soutenances étaient nettement plus nombreuses en novembre qu’en mai, on observe que l’écart tend à se réduire au fil du temps entre les deux sessions. La moyenne observée sur l’épreuve est de 10,84, un peu en retrait par rapport à la session précédente mais tout à fait dans la norme observée sur les dernières sessions. Quant à la répartition des notes, elle est extrêmement stable : approximativement la moitié des mémoires obtient entre 10 et 12, un quart se situe en deçà de la moyenne et un quart au-delà de 12 sur 20. Un constat identique avait été déjà fait sur la session de novembre 2014.

Les candidats qui soutiennent leur mémoire pour la 2e ou 3e fois doivent impérativement prendre en compte les observations formulées par les commissions d’examen précédentes. Certains tentent manifestement leur chance une deuxième fois devant une nouvelle commission d’examen mais sans véritablement apporter de modifications à leur mémoire. Cette stratégie est vouée à l’échec dans la mesure où la deuxième commission d’examen est en possession des observations formulées par la première. De même, la présentation orale du mémoire par certains candidats reste largement perfectible ; ainsi certains candidats se contentent de lire intégralement deux ou trois pages complètement rédigées. Le mémoire est la résultante d’un travail de plusieurs mois sur un sujet donné : on peut concevoir dans ces conditions que le candidat soit capable d’en faire une présentation plus dynamique.

 

En conclusion

Le jury a adopté une légère modification de la note du jury aux candidats. Il convient donc de se référer désormais à la version du 7 janvier 2016. L’année de 2016 est l’année d’entrée en vigueur de la règle relative à la durée de validité de l’attestation de fin de stage en vue de l’inscription au DEC. Si la mise en œuvre de cette règle n’est pas susceptible d’affecter la session de mai 2016, en revanche, elle s’appliquera pleinement à compter de la session de novembre 2016. Les candidats concernés sont donc invités à anticiper et à se rapprocher de leur Conseil régional de l’Ordre afin, le cas échéant, de mettre en conformité leur situation avec les conditions d’inscription à l’examen. 

 

Un contexte difficile
Les gestionnaires du DEC et les services du SIEC ont permis que les épreuves écrites se déroulent dans des conditions normales malgré les exigences légitimes de sécurité mises en place dans l’urgence en raison des événements tragiques de novembre 2015. La circulation de l’information via les sites internet du SIEC et de la profession ainsi que l’action des réseaux sociaux ont permis une diffusion rapide et efficace de l’information aux candidats sur la question du maintien du calendrier des épreuves.

Martial Chadefaux
Professeur à l’université de Bourgogne
Président du jury du DEC

 

Pour en savoir +
Consultez le rapport intégral et le calendrier des sessions 2016
www.futurexpert.com

 

 

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