Novembre 2018

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L’intelligence artificielle  : rendez-vous de l’autre côté du miroir, avec le Lab50

Il y a tout juste un an, à l'issue des UE 2017, la CRCC de Paris et l’OEC Paris Île-de-France décidaient de créer ensemble leur observatoire de l’intelligence artificielle, le LAB50. A la fois pour observer les innovations technologiques et ce qu’elles permettent dans les cabinets, mais également pour voir ce qu’il se passe à l’étranger, ressentir les frustrations et les attentes clients que pourrait résoudre l’IA et définir les limites réglementaires et éthiques.
Notre ambition est également de partager le plus efficacement possible nos constats avec l’ensemble des membres de la profession afin d’enrichir leur réflexion stratégique.

Septembre 2017, Universités d’été de la profession comptable francilienne, Laurent Alexandre est venu parler d’intelligence artificielle… de son impact inévitable, colossal sur nos métiers. Et de s’étonner qu’aucune profession libérale ne crée d’observatoire pour constater, analyser et anticiper, alors qu’elles sont en première ligne ! Un conseil qui n’est pas tombé dans l’oreille de sourds. Puisque illico, la CRCC de Paris et l’Ordre des experts-comptables de Paris Ile-de-France ont entamé des réflexions allant vers la création de leur observatoire de l’IA : le LAB 50. Un énième observatoire ? Avec les sempiternelles platitudes : « tout change… ça disrupte… il faut innover » ? Ou bien l’écueil narcissique qui consiste à se délecter de son propre reflet dans le miroir, l’imaginant immuable, jusqu’à en oublier le décor qui, lui, bouge à vive allure ?

 

Le paradoxe de la reine rouge

Notre ambition : passer de l’autre côté du miroir justement. Une référence au deuxième volet du chef d’œuvre de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, et à ce passage au cours duquel Alice, rencontrant la reine rouge, se met à courir frénétiquement avec elle, tout en s’émouvant de ne pas voir le paysage changer. Et la reine de lui répondre : « Ici, il faut courir pour rester à la même place. Pour aller quelque part, il faudrait courir deux fois plus vite ». Une référence qui a également donné son nom à une hypothèse de la biologie évolutive, selon laquelle « l'évolution permanente d'une espèce est nécessaire pour maintenir son aptitude suite aux évolutions des espèces avec lesquelles elle coévolue ». Le parallèle avec l’économie d’une profession n’est guère éloigné… En somme, le LAB50 a pour objectif d’observer et comprendre les évolutions des techniques, des clients et des autres professions, afin de déterminer le rythme auquel nous devons nous-mêmes évoluer pour ne pas perdre de terrain, surtout pour en gagner.

 

Qui veut correctement observer, doit faire preuve de méthode…

La première consiste à catégoriser les thèmes : nous en avons déterminé quatre. Le premier est essentiellement technologique : machine learning, hardware, data, blockchain, possibilités d’automatisation… Quelles sont les avancées technologiques susceptibles de changer nos modes de production ? Pour les rendre soit plus efficaces, soit moins coûteux, soit plus fiables.

Le deuxième tient à l’expérience client : en interrogeant de manière qualitative différentes typologies de clients de cabinets, nous voulons connaître leurs critiques positives et négatives ainsi que leurs attentes. Et la manière dont elles évoluent… La sociologie du numérique n’est pas très loin.

Le troisième est connexe aux deux premiers et consiste à observer à l’international comment nos consœurs et confrères innovent. Et ce que nous pouvons raisonnablement acculturer.

Ce qui interroge un quatrième thème : la réglementation, l’éthique et le management. Car toute évolution doit à la fois s’appuyer sur nos équipes de collaborateurs et respecter la réglementation, comme nous nous y sommes engagés en prêtant serment.

Autour de ces quatre thématiques, notre objectif est de rassembler la plus large documentation possible. Et en la matière, il y a pléthore. De qualité variable : un tri s’impose. Il s’agit également d’interroger les meilleurs experts pour les faire réagir à nos problématiques réelles.

 

Observer, certes… mais sans omettre de restituer  !

Bien entendu, nos synthèses et nos analyses n’ont pas vocation à rester confidentielles. Pour les partager avec vous, un site dédié a été créé afin d’y publier régulièrement des articles thématiques qui seront relayés sur les réseaux sociaux. Et pourquoi pas de recueillir de la sorte vos réactions et suggestions ? Pour notre part, notre conviction est claire : une profession capable d’un véritable travail d’observation se réserve un temps d’avance.

 

Suggérer des solutions  ?

Le LAB50 n’a pas vocation à dicter aux cabinets leur stratégie. D’une part, parce qu’elles sont multiples et, d’autre part, car elles dépendent des objectifs et de la culture propres à chacun. Notre ambition est donc, avant tout, d’alimenter les branches de l’analyse stratégique que mèneront, à leur rythme, les cabinets. Mais pourquoi pas également, susciter des coopérations entre professionnels ? Faut-il diversifier son offre ou plutôt se concentrer sur son offre de services actuelle, tout en la renouvelant ? C’est seulement vous qui pourrez répondre à cette question en pleine conscience. Et c’est à cette pleine conscience que nous voulons nous adresser. En somme, pour reprendre l’hypothèse de la reine rouge couplée avec le darwinisme, ceux qui survivent ne sont pas nécessairement les plus robustes, ni les plus intelligents, mais ceux qui s’adaptent. La disparition de Neandertal au profit de Sapiens en atteste. Mais s’adapter n’est pas non plus une tactique de feu follet. On ne change pas son fusil d’épaule chaque matin au gré de ses sensations… D’où l’importance d’observer et d’analyser. Sans oublier à un moment donné de décider ! Et le Lab50 est ce poste d’observation et d’analyse privilégié. Il ne vous reste qu’à l’investir !

 

Zoom sur le premier événement du Lab50C’était l’un des temps forts des Universités d’été 2018. Avec le concours du média Usbek & Rica, le Lab50 a tenu son premier « Tribunal pour les générations futures  » de la profession comptable avec pour thème central  : « L’obsolescence des métiers du chiffre est-elle programmée ? ». A l’heure où les jeunes comptables s’interrogent sur l’avenir de la profession, ce moment de réflexion, conçu sous la forme originale d’un faux procès, a permis de mettre en lumière l’impact des progrès du big data, de la blockchain et de l’intelligence artificielle sur la profession.
 
Pour en savoir +
Pour commenter et participer aux travaux du LAB50, rendez-vous sur www.lelab50.fr

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