JANVIER 2019

SIC N° 380

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JANVIER 2019

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« Engager un nouveau cap »

Les 31e Assises de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes se sont tenues les 29 et 30 novembre 2018, au Palais du Pharo de Marseille,sur le thème «  Engager un nouveau cap  ». Le président, Jean Bouquot, explicite les grands chantiers qui attendent la profession.
Quel était votre objectif pour les Assises 2018 ?

Les sujets de ces 31e Assises avaient une importance fondamentale pour notre profession. Et j’ai souhaité construire ces Assises pour nous projeter vers l’avenir. Mon objectif était de montrer à la profession qu’elle pouvait sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouvait à la suite de Pacte.

 

La remise en cause de nos mandats obligatoires dans notre périmètre numériquement le plus important, semble malheureusement acquise avec le projet de loi, et notre rebond doit maintenant s’organiser. Nous devons y engager toutes nos forces.

 

La question qui nous est posée à travers le projet de loi Pacte est clairement identitaire  : passer d’une utilité décrétée à une utilité de marché. Hors de question pourtant d’y perdre notre ADN qui est d’être au service de l’intérêt général et d’inspirer confiance.

 

De g. à dr. : Steve Amat et Isabelle Gounin-Lévy

 

Indiscutablement le choc est immense. Pour répondre à ce changement, j’ai souhaité, avec les rapporteurs, Steve Amat et Farouk Boulbahri, faire évoluer le format de cette manifestation et rompre avec certaines de nos traditions.

 

Pendant ces deux jours, pas de longues tables rondes. Pas de ministre venant s’exprimer au nom du Gouvernement.

En revanche, nous avons reçu des personnalités qui ne nous ressemblent pas forcément, qui n’exercent pas notre métier, qui ne le connaissent pas toujours bien et qui n'y font pas nécessairement appel.

 

De g. à dr. : Philippe Castagnac, Frédéric Ronal, Steve Amat et Farouk Boulbahri

 

Nous les avons choisis car ils ont la particularité d’avoir vu le monde et leur monde se transformer, leur environnement immédiat se bouleverser aussi et tous ont compris et accompagné ce changement, leur changement.

Ils ne l’ont pas fait en écoutant des leçons toutes faites, des pétitions de principe ou des vérités maintes fois répétées.

Ils l’ont fait en franchissant l’étape la plus essentielle qui soit lorsque l’on veut changer : c’est-à-dire partir de son monde, celui de l’intérieur, pour offrir un nouveau visage à l’environnement, c’est-à-dire l’extérieur.

Ils ont été, pour moi, la démonstration que, malgré tous les vents contraires, nous pouvons continuer de croire en notre avenir et au sens de notre métier.

 

De g. à dr. : Jean Bouquot, Cendra Motin et Charles-René Tandé

 

Quel bilan tirez-vous de ces Assises ?

Je ne fais pas un seul bilan mais plutôt trois. Tout d’abord, le bilan d’une réussite avec plus de mille participants à Marseille. Des premiers retours que j’ai pu recevoir grâce à une enquête que nous avions menée, les plénières ont séduit et les ateliers ont été utiles. Au-delà, je crois que les professionnels étaient contents de se retrouver et d’échanger.

Indiscutablement, ces Assises auront marqué le début de notre réforme, une auto-réforme c'est-à-dire celle que nous engageons, nous-mêmes pour nous-mêmes.

 

Ensuite, je note une profession à fleur de peau qui réagit à juste titre et qui saura tout autant s’enthousiasmer sur un nouvel élan, que devenir incontrôlable si nous n’y prêtons pas garde et si les pouvoirs publics continuent de la maltraiter.

 

Un troisième bilan pour dire que j’ai entendu, comme tous nos intervenants, une profession qui réagit positivement lorsqu’on lui parle de rebond et qui, j’en ai la conviction, a les moyens de s’approprier son avenir.

J’ai entendu qu’il fallait aussi donner une stratégie à la réforme, et pas seulement une tactique. Un objectif et pas seulement des moyens. Bref, il faut donner un cap.

 

Que faut-il mettre en œuvre pour encourager la profession ?

D’abord, définir une stratégie avant même le vote et la promulgation de la loi Pacte. Cela veut dire définir les contours d’un métier profondément renouvelé pour notre environnement, afin qu’il soit vécu et compris comme porteur d'une valeur ajoutée incontestable. Cela construira le changement d’image.

 

Ce sera vrai dans la mission, vrai dans la mission PE, vrai pour les attestations telles que proposées dans la loi Pacte. J’ai entendu l’idée d’un véritable plan Marshall pour la formation et j’y souscris.

 

Par ailleurs, comme je l’ai indiqué à ces Assises, je souhaite organiser à l’automne les Etats généraux de la profession pour nous mettre en ordre de marche face à notre avenir et répondre aux préoccupations des professionnels mais aussi de leur environnement.

 

Enfin, je voudrais conclure ce propos par ce seul message : l’unité de la profession, la conviction de sa valeur ajoutée et le constat de sa formidable capacité d’adaptation.

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