Juillet-Août 2019

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La palette de nos prestations s’élargit !

Après plus de 18 mois de travail d’analyse, de propositions, d’argumentations et de conviction, un texte majeur1 a été voté le 22 mai dernier. Il donne aux experts-comptables l’occasion d’entrer un peu plus dans la lumière, non pas pour le plaisir de briller, mais pour se faire reconnaître, cette fois officiellement, comme des acteurs majeurs de la performance économique. S’emparer de ces dispositions nouvelles pour renforcer notre croissance et nous positionner résolument sur le conseil est capital. Honoraires de succès, mandat de paiement, compétences spécialisées, SPE, experts-comptables en entreprise… autant de prestations pour rendre le métier d’expert-comptable encore plus passionnant dans sa forme actuelle et future.
Tour d’horizon très concret sur les évolutions obtenues.
Honoraires de succès
 

 

 






Concrètement, que puis-je faire ?

Dans le cadre d’une mission de conseil en transmission d'entreprise, par exemple, une activité naturelle pour mon cabinet d’expertise comptable, je vais définir avec mon client, soucieux de vendre son entreprise, un objectif chiffré de transaction et un pourcentage d’honoraires de rémunération en cas de succès et complémentaire des honoraires de diligence.

 

De façon réciproque, cela peut naturellement s’appliquer s’il s’agit d’une mission de conseil pour racheter une entreprise.

La démarche est la même également si, par exemple, j’accompagne mon client pour lever des fonds et le conseille dans sa stratégie (business plan, montage financier), voire dans l’identification et la mise en relation avec des investisseurs potentiels.

 

Le champ des possibles est large. Cela peut s’appliquer également pour une recherche de financement, l’obtention de crédits ou lors d’une mission de recouvrement de créances ou bien pour une mission de réduction des coûts ; la condition étant de bien définir et chiffrer l’objectif à atteindre.

Je peux également aider mon client à identifier et recruter un nouveau talent comptable ou financier dans le cadre d’une mission avec des objectifs précis, comme le ferait un cabinet de conseil en recrutement ou un chasseur de têtes.

 

Pour autant, il reste interdit de fixer des honoraires de succès pour les missions relevant de la prérogative d’exercice (tenue de comptabilité, révision comptable...) ou participant à l’établissement de l’assiette fiscale ou sociale du client. Naturellement, il convient que les honoraires complémentaires de succès ne soient pas de nature à mettre en cause mon indépendance. Enfin, ces honoraires de succès ou « success fees » doivent venir en complément des honoraires de diligence, qui restent le socle obligatoire.

 

Mandat de paiement

 



Concrètement, que puis-je faire ?

En pratique je vais pouvoir non seulement préparer les ordres de virements aux fournisseurs comme ce que je fais actuellement par exemple pour les déclarations sociales, mais je pourrai également effectuer les paiements pour le compte de mon client en m’assurant que la facture a fait l’objet d’un bon à payer et en lui rendant compte des opérations effectuées.

Je pourrai également, le cas échéant, renégocier les dettes de mon client en bonne intelligence avec ses fournisseurs.

 

Et le recouvrement amiable ?

Je pourrai établir les factures de mes clients, suivre le paiement, effectuer les relances mais aussi assurer le recouvrement amiable des créances en mettant en demeure le débiteur de payer sa dette. C’est une opération qui me permettra de proposer à mes clients une mission d’externalisation complète de son process de facturation, allant de l’établissement de la facture à son recouvrement.

 

Mon rôle de conseil sera-t-il privilégié ?

Mon expertise et ma connaissance des objectifs et contraintes de BFR et de trésorerie de mes clients constituent un avantage déterminant pour mener à bien ces missions de conseil.

 

Avec le mandat implicite, le mandat de paiement et le recouvrement amiable, un marché potentiel s’ouvre à moi pour prendre en charge l'externalisation de la fonction administrative de mes clients et leur proposer du « full service ». J’enrichis ainsi mon offre et je développe mon chiffre d’affaires.

J’ai même, à terme, un potentiel pour monter en expertise et créer un département spécifique dans mon cabinet, devenir en quelque sorte le « DAF de mon client » !

 

Compétences spécialisées
 







   

 

Concrètement, que puis-je faire ?

Pour m’approprier cette mesure, je vais d’abord avoir une vision stratégique en fonction de mes compétences.

Naturellement, le choix à opérer doit être légitime au regard de mes formations et/ou de mon expérience professionnelle. Je dois ensuite déterminer les domaines d’interventions techniques (ex. : évaluation) ou sectorielles (ex. : secteur agricole) que j’aimerais déployer et donc afficher comme « compétences spécialisées ».

Pour consolider mon orientation, j’observe également mon portefeuille clients et ses besoins. Je conforte la cohérence avec mes autres expertises et j'adapte l’ensemble de mon offre.

 

À moyen terme, je peux aussi envisager de me former pour viser telle spécialité puis former mes collaborateurs ou recruter de nouveaux talents.

Une fois cette analyse faite, j’élaborerai naturellement un dossier de demande de reconnaissance de compétence spécialisée auprès de mon Conseil régional pour obtenir ce nouvel atout et m'autoriser à communiquer ouvertement auprès du marché.

Concrètement, je vais pouvoir, conformément à la règlementation, en cours d'adaptation, afficher mes compétences préalablement reconnues et me désigner spécialiste dans ce domaine.

 

Expert-comptable en entreprise

 





 
 
Concrètement, que puis-je faire ?

C’est un réel bénéfice pour ma profession et pour chacun d’entre nous.

 

Concrètement, bon nombre de mes interlocuteurs dans les PME, ETI et groupes sont diplômés d’expertise comptable. Il s’agit très souvent de directeurs financiers, de responsables du contrôle de gestion, de l’audit et naturellement des responsables de la comptabilité. Désormais, ils auront un titre d’« expert-comptable en entreprise » et pourront volontairement adhérer à l’Ordre.

 

Ceci renforce naturellement le climat de confiance et la qualité des échanges, déjà très positifs au quotidien. À noter que ces diplômés d’expertise comptable ont déjà effectué des stages en cabinet d’expertise comptable pour obtenir leur diplôme et, pour certains, peuvent être amenés à retravailler au cours de leur carrière dans des sociétés d’expertise comptable.

 

Désormais les diplômés d’expertise comptable, salariés en entreprise, vont pouvoir bénéficier des outils de formation et d’animation mis à leur disposition par l’Ordre.

 

Cette mesure est donc un facteur d’enrichissement pour les experts-comptables, comme pour les experts--comptables salariés en entreprise, et pour l’institution qui s’en trouve renforcée.

 

Société pluriprofessionnelle d'exercice
 

 






Concrètement, que puis-je faire ?

Bon nombre d’experts-comptables sont déjà commissaires aux comptes et leurs sociétés d’expertise comptable sont des sociétés mixtes ; donc cette mesure est moins innovante que celle de la loi Macron de 2015 qu’il est utile d’expliciter.

 

Depuis 2015, je pouvais en effet créer une SPE pour réunir des expertises plurielles avec l'interprofession dans les domaines juridiques, judiciaires et du chiffre.

Une telle démarche structurante nécessite naturellement au préalable d’identifier les bons partenaires, vecteurs de synergies et de développement pour mon cabinet.

 

Le potentiel d’alliance en effet est large puisque cela peut concerner les avocats, les avocats au conseil, les notaires, les commissaires-priseurs, les huissiers de justice, les mandataires judiciaires, les administrateurs judiciaires ou les conseils en propriété industrielle.

 

Je connais d’une façon générale ces professions car je suis amené à travailler avec elles mais de façon ponctuelle sur des dossiers spécifiques ; désormais – depuis 2015 – je peux m’associer avec elles.

 

Le champ des possibles est large. Cela nécessite de mener une véritable analyse marketing et stratégique avec mes collaborateurs et de prendre le temps de la réflexion !

 

« Et maintenant…, que vais-je faire ? »

Ces différentes mesures sont le fruit d’avancées, de discussions et parfois de vives négociations menées avec les pouvoirs publics.

 

Elles s’inscrivent naturellement dans le cadre d’une stratégie globale du Conseil supérieur afin de renforcer l’activité conseil des experts-comptables et l’exploitation du digital pour les missions comptables.

 

Concrètement, le texte de loi a été promulgué au J.O. le 22 mai et un certain nombre de décrets et textes complémentaires vont fixer leurs conditions d’application.

 

En parallèle, le Conseil supérieur, en plus de ce focus, va proposer des outils, des contenus et des conseils pour aider les experts-comptables à s’approprier au mieux ces nouvelles mesures.

 

« S’approprier », car à la clé il y a un potentiel pour gagner et facturer de nouvelles missions, sur la base de lettres de missions spécifiques ou d’avenants à signer !

 

Naturellement, la mise en musique de ces mesures nécessite au préalable que chaque cabinet mène une véritable réflexion marketing : Quels sont les besoins du marché ? Quelle est mon offre et comment-est-elle perçue ? Quels sont mes objectifs stratégiques ? Quelle est la concurrence et comment va-t-elle réagir ? Quels sont les freins à lever ? Quel est le degré d’expertise et de motivation de mes collaborateurs ? Faut-il recruter de nouveaux talents et réorganiser la société en conséquence ?

 

Il s’agit là d’une condition de réussite…

Parcourir l'historique du SIC :

Toutes les parutions

NOVEMBRE 2019

SIC N° 389

OCTOBRE 2019

SIC N° 388

  • La SPE, une réunion de compétences
  • Prélèvement à la source : quelles évolutions ?
  • Evolutions de la réglementation de la profession : compétences spécialisées

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SEPTEMBRE 2019

SIC N° 387

  • 74e Congrès : L'expert-comptable au cœur des flux
  • Le Gafi publie ses lignes directrices pour la profession comptable
  • Loi Pacte et entreprises : les principales mesures en droit des affaires

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Juillet-Août 2019

SIC N° 386

  • La palette de nos prestations s'élargit !
  • Mission d'audit contractuel d'états financiers en France
  • La seconde édition de la Conférence de Paris réussit son pari

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